Chroniques littéraires·Polar-Policier-Thriller

« Il avait fallu que je le tue, mais j’étais soudain incapable de me rappeler pourquoi »

Tout ce que vous croyez savoir sur Maestra… est faux.

Judith Rashleigh mène une vie de luxe à Venise. Jusqu’au jour où son passé remonte à la surface et menace de tout faire s’écrouler. Quelqu’un connaît ses crimes et tente de la faire chanter. Pour acheter son silence, elle doit retrouver une oeuvre d’art mythique. Mais elle n’est pas la seule sur le coup… Cette fois-ci, Judith n’a plus aucun contrôle. Surpassée et manipulée, démunie et vulnérable, elle va devoir affronter le plus redoutable des ennemis. Et si elle ne gagne pas cette bataille, elle n’en sortira pas vivante.

[Ce que j’en pense:] Le tome 1, Maestra, ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable. Mais j’étais quand même curieuse de voir comment Judith Rashleigh allait continuer de s’en sortir.

Malheureusement, je n’ai pas vraiment retrouvé les deux ingrédients du premier tome. L’aspect érotique est bien moins présent, voire quasi inexistant, et Judith tue beaucoup moins que dans le tome précédent. L’enquête est aussi moins poussée et sans réelle surprise. Du coup, l’appellation « une trilogie noire et érotique » mentionnée sur la 4e de couverture perd un peu de son sens.

Cependant, il faut reconnaître que le personnage de Judith ou Elisabeth est vraiment atypique. Elle ne pense qu’à son avenir, n’hésite pas à tuer des gens pour le préserver, elle utilise son corps comme bon lui semble pour parvenir à ses fins. Bref, vous l’aurez compris, c’est un personnage qui n’a pas froid aux yeux!

Le gros point fort du livre (qui est aussi valable pour le tome 1), c’est la peinture, l’autre personnage principal de ce roman. Là on sent que l’auteur a étudié l’histoire de l’art. J’ai vraiment apprécié cet aspect car mine de rien on apprend beaucoup de choses. De plus, cela m’a rappelé le cours d’arts et histoire que j’ai eu en 2e année. Ici l’auteur va plus spécifiquement se focaliser sur le Caravage.

En conclusion, en apprendre toujours plus sur la peinture à travers ces romans est une bonne idée. Mais je n’ai pas été transportée par les aventures de Judith comme dans le premier tome. La fin me donne tout de même envie de lire le troisième et dernier tome pour savoir comment se conclura cette trilogie.

Domina – L.S. Hilton / Editions Robert Laffont (La Bête Noire), 2017, 373 p., 18.90€

Judith décapitant Holopherne – Caravage (1598). Galerie nationale d’art ancien (Rome)
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