Cinéma·Pot-pourri

« Ça » version 2017 (2)

La date du 8 septembre* approche à grands pas les amis, date à laquelle un certain clown reviendra nous hanter. Des photos paraissent, des articles sont écrits et des bandes annonces sortent pour nous mettre l’eau à la bouche.

Pile 27 ans après le téléfilm en deux parties « Il » est revenu de Tommy Lee Wallace, Pennywise revient pour un nouveau cycle de terreur. Quand on sait que « Ça »  a un cycle d’hibernation avec une période d’éveil tous les 27 ans, le timing est drôlement parfait.

J’ai déjà écrit un article pour déclarer mon amour fascination, obsession pour le livre (d’où le petit « 2 » entre parenthèses dans le titre) et je viens de créer un tableau sur Pinterest pour rassembler toutes les images/oeuvres d’art sur ce livre du grand maître, Stephen King (cliquez sur le clown pour y accéder).

En tout cas je préviens, le premier qui se met sur mon passage le jour de la sortie du film, je le jète en pâture à Penny-chou!

Je vous laisse avec le trailer qui est sorti hier. Il est juste trop bien! Et cette petite musique angoissante que l’on entend quand Georgie répète le « You’ll float too »… Mmmmmm

Petite note, quand le clown a les yeux qui partent dans des directions opposées, ce n’est pas un effet numérique, c’est l’acteur Bill Skarsgård qui le fait de lui-même Oo

*ou le 20 septembre pour la France
Journal littéraire

Le prochain thriller de Maxime Chattam est…

Sur sa page Facebook, Maxime Chattam a annoncé que son prochain livre sortira le 2 novembre 2017. Il s’appellera L’appel du néant et fera suite à La conjuration primitive et à La patience du diable. On y retrouvera Ludivine Vancker et la section de recherche de Paris.

Pour en savoir un peu plus, rendez-vous sur le forum Chattamistes où quelques informations sont dévoilées en exclusivité!

Je sens qu’il va falloir que je me replonge dans les deux premiers avant d’entamer ce 3e tome…

Chroniques littéraires·Polar-Policier-Thriller

« En tout cas, un TN’T averti en vaut quatre »

Tom Riley et Tess Lorenzi sont officiers de police au bureau des homicides de Las Caidas, en bordure du Pacifique. Depuis plusieurs années, ils mènent leurs enquêtes en binôme et leur relation, parfois ambiguë, fait souvent jaser le commissariat. Mais par-delà une possible attirance, c’est bien l’élucidation des crimes qui ont lieu sur le comté qui les mobilise.

Comme celui de cet homme, David Pounds, retrouvé noyé et contusionné un matin au bord de l’eau, à Lakewood. Il dirigeait une société de services informatiques et semblait mener une vie quelque peu « dissolue ». Voitures de sport, bijoux, voyages, multiples conquêtes féminines et affaires pas toujours très orthodoxes, en un mot le portrait du parfait flambeur. Sa mort serait-elle liée à une vengeance amoureuse ? Une dette de jeu ? Ou au contraire, Pounds aurait-il joué les maîtres-chanteurs ?

Pour Riley et Lorenzi, la liste des ennemis potentiels se révèle presque aussi longue que les plages de Californie. Mais le temps presse car les statistiques sont formelles : un crime qui n’est pas résolu dans les trois premiers jours a de fortes chances de ne jamais l’être…

[Ce que j’en pense:] J’avais eu l’occasion de chroniquer le premier roman de Chris(tel) Diehl, Enola Game, lors de sa sortie. C’est donc avec plaisir que j’ai lu celui-ci car l’auteur aborde un nouveau genre littéraire, le roman policier. Même si ce fut une bonne lecture détente, ce n’est clairement pas le polar de l’année.

On va commencer avec le duo d’enquêteur. Il est composé de Tom Riley et Tess Lorenzi. Ils sont très efficaces dans leur travail, ils le font très bien, ça je ne peux pas le nier. Par contre, rien à faire mais je ne me suis pas attachée à eux. Il m’a manqué ce petit quelque chose qui fait que j’arrive à m’attacher aux personnages, qui me fait avoir peur ou vibrer pour eux. Je pense que cela vient aussi du fait que la 4e de couverture n’est pas tout à fait juste. Le « leur relation, parfois ambiguë, fait souvent jaser au sein du commissariat » annoncé n’est pas présent. Certes, il y a de l’attirance entre eux, on sent qu’ils ne sont pas indifférents l’un à l’autre mais cela reste tellement minime que je me suis demandée pourquoi cette accroche avait été mise dans les premières lignes du résumé.

Ensuite, l’enquête est bien ficelée mais pour ma part, le mort l’a bien cherché. Ce n’est qu’un juste retour des choses. Du coup, je n’avais pas envie de voir cette enquête résolue car le meurtrier (que j’ai deviné bien avant la fin) a plutôt fait une bonne action en le tuant.

Pour finir, on retrouve dans le roman certaines phrases ou mots en anglais. Alors d’accord, les événements se déroulent aux Etats-Unis mais le livre est écrit en français. Du coup, cela m’a souvent gêné. S’il y a des mots propres à la police américaine qui ne peuvent pas vraiment trouver de traduction dans le contexte français, là je comprends pourquoi il faut les laisser en VO avec une explication en note de bas de page. Mais dans certains cas, c’était tout bonnement inutile. Par exemple à la page 117 (118 ou 119, mais dans cette zone là ^^), on peut lire dans le texte « I owe you one, pal » et la traduction en française est en note de bas de page… Pourquoi?

En conclusion, cette lecture convient pour un moment détente car le roman se lit très facilement. Mais si vous cherchez un bon roman policier avec une intrigue bien ficelée à vous mettre sous la dent , passez votre tour.

Blackmail blues – Chris Diehl / Editions du Toucan (Toucan Noir), 2017, 269 p., 18€

Chroniques littéraires·Polar-Policier-Thriller

« Il avait fallu que je le tue, mais j’étais soudain incapable de me rappeler pourquoi »

Tout ce que vous croyez savoir sur Maestra… est faux.

Judith Rashleigh mène une vie de luxe à Venise. Jusqu’au jour où son passé remonte à la surface et menace de tout faire s’écrouler. Quelqu’un connaît ses crimes et tente de la faire chanter. Pour acheter son silence, elle doit retrouver une oeuvre d’art mythique. Mais elle n’est pas la seule sur le coup… Cette fois-ci, Judith n’a plus aucun contrôle. Surpassée et manipulée, démunie et vulnérable, elle va devoir affronter le plus redoutable des ennemis. Et si elle ne gagne pas cette bataille, elle n’en sortira pas vivante.

[Ce que j’en pense:] Le tome 1, Maestra, ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable. Mais j’étais quand même curieuse de voir comment Judith Rashleigh allait continuer de s’en sortir.

Malheureusement, je n’ai pas vraiment retrouvé les deux ingrédients du premier tome. L’aspect érotique est bien moins présent, voire quasi inexistant, et Judith tue beaucoup moins que dans le tome précédent. L’enquête est aussi moins poussée et sans réelle surprise. Du coup, l’appellation « une trilogie noire et érotique » mentionnée sur la 4e de couverture perd un peu de son sens.

Cependant, il faut reconnaître que le personnage de Judith ou Elisabeth est vraiment atypique. Elle ne pense qu’à son avenir, n’hésite pas à tuer des gens pour le préserver, elle utilise son corps comme bon lui semble pour parvenir à ses fins. Bref, vous l’aurez compris, c’est un personnage qui n’a pas froid aux yeux!

Le gros point fort du livre (qui est aussi valable pour le tome 1), c’est la peinture, l’autre personnage principal de ce roman. Là on sent que l’auteur a étudié l’histoire de l’art. J’ai vraiment apprécié cet aspect car mine de rien on apprend beaucoup de choses. De plus, cela m’a rappelé le cours d’arts et histoire que j’ai eu en 2e année. Ici l’auteur va plus spécifiquement se focaliser sur le Caravage.

En conclusion, en apprendre toujours plus sur la peinture à travers ces romans est une bonne idée. Mais je n’ai pas été transportée par les aventures de Judith comme dans le premier tome. La fin me donne tout de même envie de lire le troisième et dernier tome pour savoir comment se conclura cette trilogie.

Domina – L.S. Hilton / Editions Robert Laffont (La Bête Noire), 2017, 373 p., 18.90€

Judith décapitant Holopherne – Caravage (1598). Galerie nationale d’art ancien (Rome)
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Chroniques littéraires·Romance paranormale

« En effet, des bruits peu rassurants couraient sur eux. On murmurait qu’ils pouvaient se montrer sans pitié vis à vis de leurs ennemis : humains ou dzellis »

Les dzellis ont vécu pendant des siècles dans l’ombre de la race humaine, attendant leur heure pour se soulever et s’imposer sur terre. Avant le commencement de cette guerre, Slaren Karg – guerrier dzellis – n’a qu’un but : récupérer un carnet rassemblant des années de recherches faites par Brian Miller, sur une menace imminente envers la race humaine.
Mais, le scientifique décédé, son intérêt se porte sur sa fille : Jenna
Elle est humaine, il hait la race humaine
Pourtant, la jeune femme éveille en lui un désir troublant, intense et puissant. Alors, quand cette guerre éclate, et que chacun ne peut ignorer et maîtriser le désir qui les pousse l’un vers l’autre… Quel sentiment peut-il naître entre un dzellis qui mène une guerre impitoyable et une humaine qui assiste impuissante au chaos de sa propre race ?

[Ce que j’en pense:] Wow, voila une lecture qui m’a fait faire une nuit blanche! Je remercie les éditions Cyplog pour cette superbe découverte.

Honnêtement, j’ai tout aimé. Aussi bien l’histoire (= événements) que les personnages, en passant par tout ce qui se rattache aux dzellis. J’ai dévoré ce livre en trois jours malgré le travail scolaire, c’est dire à quel point j’ai été embarquée dans ce récit.

Au début, quand j’ai commencé ma lecture, je n’ai pas pu m’empêcher de faire le parallèle avec La confrérie de la dague noire de JR Ward. Mais même si le schéma est sensiblement le même, l’auteur a su créer ses personnages, son univers et nous rendre suffisamment curieux que pour oublier cette série voisine.

Il n’y a pas à dire, on est tout de suite dans le bain avec ce roman. Les dzellis nous parlent de « fin de l’humanité » et cela fait peur. Pendant un moment j’ai vraiment cru qu’ils n’iraient pas jusqu’au bout et quand cela arrive, c’est vraiment terrible. J’étais vraiment mal, des morts inutiles et gratuites qui m’ont fait monter les larmes aux yeux plus d’une fois. Et que ferait-on si on était confronté à une telle situation? Bref, mes émotions ont joué au yoyo! Pour vous dire à quel point j’ai été happée par l’histoire, c’est que je me suis énervée à chaque scène de sexe car j’avais juste envie de passer ça en vitesse et retourner à l’histoire.

J’ai beaucoup apprécié le personnage de Jenna, une journaliste coriace qui tient à aller au bout de ses sujets, quitte à mettre sa vie en danger. J’ai adoré la relation qu’elle va nouer avec Slaren, qui ne sera pas de tout repos et semée d’embûches. Les frères de Slaren et les autres Dzellis ont aussi attiré mon attention et j’ai hâte de lire les tomes suivants pour en savoir plus sur eux. L’auteur a su distiller assez d’éléments que pour titiller notre curiosité. Une autre chose qui est vraiment bien, c’est l’évolution des personnages. Les « méchants » Dzellis ont fait bouillonner mon sang à cause de leurs actes. Mais petit à petit, j’ai commencé à comprendre leurs motivations (sans toute fois les accepter hein!), j’ai trouvé des personnages plus sympathiques et j’ai aimé les voir évoluer sur leur prise de position.

Dans ce premier tome, nous n’avons pas toutes les réponses à nos questions concernant la race des Dzellis. On se demande comment les choses vont évoluer entre humains et Dzellis et si une entente est possible entre les deux races. En tout cas, le déroulement de l’histoire laisse à supposer qu’un certain avenir est possible.

En conclusion, si vous cherchez une romance paranormale qui fera faire les montagnes russes à votre petit coeur, vous l’avez trouvée! En attendant, moi je vais vite me commander les deux tomes suivants…

La confrérie des ombres, tome 1 : Le chaos – Belinda Bornsmith / Editions Cyplog, 2015, 415 p., 21.90€